Au coeur de l’hiver, en février, c’est à Essaouira que j’ai décidé d’organiser en last minute un séjour en solo. Que faire en 5 jours à Essaouira ? Est-ce qu’Essaouira vaut le coup par rapport à Marrakech ? Où manger et dormir dans la médina ? Où découvrir la tradition de l’argan ? Est-ce adapté à un voyage en solo quand on est une femme ? Mes conseils et impressions.

« Première fois au Maroc ? » « Oui » « Ce sera pas la dernière« ; sûrement 🙂
C’était donc la première fois que je traversais la Méditerranée. J’avais envie de soleil, d’océan, de découvrir une autre culture, de me retrouver. Mon choix s’est porté sur la petite ville « tranquille » comme les habitants aiment la décrire d’Essaouira. Elle est l’un des principaux ports de pêche du Maroc, baignée par le soleil, décoiffée par un vent quasi constant qui fait le bonheur des kitesurfeurs. Sa médina, petite forteresse style Vauban que l’on compare souvent à St Malo en Bretagne, est anciennement connue sur le nom de « Mogador ».

Après plus de 10 ans de blog, je dois avouer que je ne suis plus du tout à l’aise avec la formule des « 5 jours à… ». Post-covid, post prises de conscience, post freelance, je ne prône pas/plus les voyages si courts par avion. Si 5 jours sont largement suffisants pour profiter d’Essaouira, être sur place peut-être l’occasion de poursuivre le voyage jusqu’à Marrakech accessible en bus, descendre le long de la côte jusqu’aux spots de surf de Taghazout et Imsouane ou encore découvrir l’Atlas à vélo. On verra un peu plus loin quelles activités on peut faire en sortant de la ville.

Que faire en 5 jours à Essaouira ?

Dans la médina

Se perdre dans la médina ! La forteresse est bordée par des portes. De portes en portes, cela dessine comme une étoile. A part la rue principale, ce ne sont que des petites ruelles, parfois des passages très bas et sombre dans lesquels il ne faut pas hésiter à aller.

La plupart des ruelles entre la mosquée de l’avenue d’Istiqlal et les remparts sont une succession de boutiques d’artisanat / souvenirs, de restaurants, snacks et quelques riads. Si au bout d’un moment on ne prête plus vraiment attention aux objets en bois et en céramique qui sont vendus (à part parce que les vendeurs vous abordent gentiment), on ouvre grand les yeux sur les façades colorées, les détails des portes, de quelques mosaïques. La vieille ville est vraiment magnifique et aucune ruelle ne se ressemble vraiment.

Sans surprise, l’un des endroits qui m’a le plus plu même s’il m’a pas mal impressionnée au début, c’est le coin le plus local, celui des souks en allant vers Bab (porte) Doukkala. Sur la grande avenue, les étals et boutiques se succèdent. Mais il ne faut pas hésiter à prendre les petits passages pour vous retrouver dans la halle aux poissons ou encore cet endroit fascinant où on trouve les primeurs et les bouchers qui ont des petits enclos à poulets (qui ont plus d’espace que certains élevage dont on a pu voir des vidéos en France..) autour d’eux. En arrivant à la porte, vous pouvez prendre la rue Chbanat où vous pouvez rencontrer le peintre Mustapha Timija, la boutique de plantes et épices à la déco dingue au niveau du Riad Dar Itrane ou encore apercevoir des artisans qui travaillent la laine ou le four à pain collectif.

A partir de là, prenez toutes les ruelles pour vous laisser surprendre par des scènes de vie ou d’autres jolies rencontres comme avec Mohamed, ébéniste de père en fils qui travaille le bois de thuya, citronnier, l’ébène et la nacre (96 rue Ibn Khaldoun). On trouve ce type d’objets en bois vraiment pas cher dans la plupart des boutiques de souvenir mais Mohamed prend le temps d’expliquer son métier, comment désormais le bois de thuya est devenu très cher, comment il perpétue le savoir-faire familial.

Chaque expérience à Essaouira sera différente. La médina étant petite, si vous y restez plusieurs jours comme moi, vous n’aurez pas vraiment de programme à part flâner. Et c’est en ayant le temps qu’on accepte certaines invitations à discuter et que votre voyage prend une toute autre tournure ! Le moyen idéal d’en apprendre davantage sur la culture d’Essaouira, la culture marocaine et très souvent Amazigh (berbère).

Avec vue océan

Le bruit de l’océan se diffuse en bruit de fond dans quasiment toute la ville (en plus de la horde de mouettes). Ca participe à son côté apaisant. On peut les parcourir pour prendre un peu de hauteur sur certaines ruelles et surtout avoir une magnifique vue sur l’océan.

A l’heure du coucher du soleil, on l’admire depuis la place Moulaiy Hassan (sunset port sur Google Maps haha).

Peu après, on arrive sur le port de pêche. Sans surprise, mon autre endroit préféré avec le souk. En arrivant à Essaouira, il y avait une tempête (et même LE déluge. Ils n’avaient pas vu la pluie depuis 6 mois..). Parfait pour être dans l’ambiance bretonne me direz-vous.
Sauf que mer déchaînée = pas de bateaux qui partent. Le port est divisé en deux avec les petites barques bleues hyper photogéniques qui reviennent chargée de sardines les jours favorables et les chaluts. Assez photogéniques aussi avec leurs bouées rassemblées qui ressemblent à des bouquets de ballons. Quand les bateaux sont à quai, les travailleurs dénouent ou réparent les filets. Quand les chalutiers vont partir, on voit défiler tout un tas d’hommes avec un petit sac et seau à la main sur le port. Cette fois, la tempête s’est calmée et le travail reprend. Sur le bateau, il n’y a pas beaucoup de place. Les hommes, une quinzaine par bateau, s’installent où ils peuvent. C’est non sans rappeler l’impact qu’a la pêche au chalut sur les océans mais aussi sur la manière dont on traite les hommes. Sauf que ça a l’air d’être le port qui fait travailler le plus d’habitants de la ville… Une fois mes cas de conscience atténués,  j’interpelle l’un d’eux pour savoir quand ils reviennent. Il me dit le lendemain 10h. Je me pointe au RDV pour voir à quoi ça ressemble des chalutiers qui reviennent de 24h en mer. Au final, les bateaux sont rentrés à 4h du matin puis reparti. Ce sera pour une prochaine fois, Inch’Allah.

En sortant de la medina, vous pouvez aussi longer la plage et aller jusqu’à Océan Vagabond où se trouve d’autres restaurants de bord de mer. C’est là qu’on peut faire la balade à cheval et chameau. Je voulais faire des photos au coucher de soleil mais j’ai vite été refroidie en voyant les chevaux très nerveux, assez mal traités. J’ai un peu regardé l’océan et les kites puis je suis repartie. Les adresses qui se trouvent dans ce coin bénéficient d’une très belle vue mais on retrouve les prix européens, les plats & boissons européennes, les européens tout court. Pas ce dont j’avais envie à ce moment-là.

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Harira, couscous, msemen… Mes bonnes adresses pour bien manger dans la médina d’Essaouira

Pour ce court voyage en solo, j’avais vraiment envie de jouer la carte locale à fond en mangeant dans des snacks, des petits resto familiaux où on peut aussi échanger avec les gens qui tiennent les lieux. J’avais une Google Maps remplie d’adresses. Je suis finalement restée sur les valeurs sûres testées une fois et qui m’ont convaincue alors j’y suis retournée plein de fois. C’est peut-être aussi parce que j’étais solo, mais j’ai trouvé ça trop chouette d’avoir des repères dans la ville, des gens qui te reconnaissent quand tu reviens y manger. Alors sans plus attendre :

  • Meilleur msemen au amlou (la pâte à tartiner marocaine à base d’argan, amande et miel) : à côté de Chez Jawad, en face à la mosquée. Le snack est tenu par une femme ( ce qui est assez rare), Kadija. Il n’y a pas de nom d’enseigne, juste écrit « menu » en rouge sur les pancartes. Les msemen sont faits minute, fondant et crousti, le amlou est la gourmandise suprême à 0,70cts. J’y suis allée le premier soir, puis tous les jours 🙂 Elle fait aussi une harira (soupe marocaine) qui est pas mal, et d’autres variantes de msemens, du thé à la menthe. La parfaite adresse rapide et pas chère du tout, bien placée pour observer la vie de l’avenue principale.
  • Meilleure harira & salade d’orange :  chez Khmissa, un tout petit restaurant avec quelques places à l’intérieur et quelques-unes dans la ruelle. Pas de résa, faut croiser les doigts. Ca a été ma harira préférée (mon repas de tous les soirs) car elle a un goût de coriandre très prononcé. La salade d’orange/canelle était dingue avec supplément crispy sur le dessus et une touche de fleur d’oranger et de miel dans le jus. Sucré à souhait mais quel délice. Accueil trop sympa et petits prix ! Tout le reste avait l’air très bon aussi.
  • Meilleur couscous et briouates poulet/amande : chez Coin Typique. Caché dans un petit passage, c’est aussi l’adresse où je suis allée le plus. Tout d’abord pour une très bonne harira, puis un couscous incroyable avec supplément tfaya, c’est-à-dire des oignons caramélises / raisins secs / amandes / épices, puis à nouveau pour une soupe avec des briouates, des chaussons type samossas fourrés au poulet amandes et ptit miel sur le dessus. Olala. La cuisine et l’ambiance sont familiales. Zacharia est seul au service, sa femme ou sa fille en cuisine. S’il n’y a pas trop de clients, il discutera volontiers un moment avec vous. Quand il y a pas mal de clients, ça peut être assez long mais la configuration (en carré) fait que le resto se transforme vite en auberge espagnole où on se parle de table à table, face à face. Mon endroit préféré de la médina qui gagne à être connu ! Vous pouvez commander à l’avance si vous voulez être sûr.e d’avoir votre plat en temps et en heure.
  • Ramener des épices : après avoir demandé à tout le monde comment ils préparaient la harira, en me doutant bien que je n’arriverais jamais à la refaire comme je l’ai aimée mais que j’ai bien envie de tenter quand même et mettre plein d’épices partout, je suis partie à la recherche d’un magasin d’épices qui ne fait pas trop attrape-touriste. Juste à côté de mon premier riad se trouve un magasin génial « Azurette – pharmacopée traditionnelle » qui n’a pas d’enseigne et se trouve au 72 de la rue d’Agadir. Le patron est trop gentil. Il prépare ses mélanges lui-même, sélectionne avec soin les épices qu’il achète et sinon il les fabrique lui-même de même que le miel, le amlou et quelques tisanes. 4€ les 100g d’épices. Je n’ai pas demandé les prix des autres boutiques où il aurait sûrement été facile de négocier mais pour en savoir senti pas mal, celles d’Azurette n’ont rien à voir ! Une valeur un peu plus sûre de réussir à retrouver les saveurs que j’ai aimé au Maroc.

Dormir à Essaouira, où se loger ?

Comme je m’y suis pris un peu à l’arrache, pendant une période de vacances et que je coupais mon séjour avec une nuit dans un village, je n’ai pas pu loger qu’à un seul endroit et ai donc dormi dans trois riads différents. A 5mn les uns des autres mais au final, ça a été une ambiance différente à chaque fois, toujours dans des ruelles calmes. Sur trois, j’en ai vraiment aimé deux (le 3e était pas mal mais l’intérieur / salle commune trop sombre et le petit dej’ pas ouf donc je ferai impasse sur les reco’).

  • Dar Awil, rue d’Agadir : le premier riad où j’ai dormi. Là où j’ai découvert que la literie marocaine était du genre bien ferme. Mais au-delà de ça, la chambre était super spacieuse, la douche séparée des toilettes, calme même si elle donnait sur la rue. Le riad est super beau, le petit dej’ sans fin ! Cake, msemen, salade de fruits, yaourt fleur d’oranger, mini tajine d’oeuf… Le tout fait maison et trop bon ! Accueil chaleureux, personnel au petit soin pour vous aider à appeler un taxi, vous repérer ou encore vous abriter de la pluie même si vous ne logez plus là-bas la nuit suivante 🙂
  • Riad l’Ayel d’Essaouira, rue Malek Ben El Morahhal : mon dernier logement que je regrette d’avoir dû quitter à 7h du mat pour aller prendre l’avion. Déco sublime, terrasse trop canon, chambre avec un matelas bien épais et une couette (ça changeait des draps / plaids des autres) et également douche séparée des toilettes (c’est un ptit détail important de ne pas se doucher sur la cuvette des toilettes haha). Le petit-dej’ avait l’air très bon. J’ai quand même eu droit à un ptit doggy bag en partant avec fruits, gâteau et petit pain marocain. Beaucoup trop gentil sachant que là-bas, les petit dej’ commencent à 8h30 du matin.

Activités autour d’Essaouira : cours de cuisine à l’argan à Sidi Kaouki et un chill pass au Jardin des Douars

  • Cours de cuisine à l’argan chez Hafida and family Sidi Kaouki

En 5 jours, vous aurez largement fait le tour de la médina d’Essaouira. C’est l’occasion de pouvoir découvrir les alentours comme Sidi Kaouki à 30mn d’Essaouira (en taxi ou bus). Ce qui m’y a amené : le cours de cuisine d’Hafida. Il s’agit d’une histoire de famille, berbère. Hafida a lancé en 2019 les ateliers autour de l’argan, un savoir-faire qui se transmet de génération en génération dans sa famille. Elle a créé une coopérative de femmes. Celles de sa famille mais aussi des voisines, des amies. Il faut 100kg de fruits pour produire 1 à 1,5L d’huile d’argan. Le fruit a en fait la taille d’une graine de tournesol. Ce produit vaut de l’or, et le travail est minutieux.

Plusieurs cours sont disponibles sur Airbnb Experience : fabriquer l’argan, le pain ou cuisiner berbère à base d’argan. J’ai opté le 3e. On commence par boire le thé ensemble puis s’atteler à la préparation de deux tajines, végé et poulet. Pendant la cuisson, on en apprend davantage sur la fabrication d’huiles d’argan (cosmétique et alimentaire) ainsi que le amlou dont je parlais plus haut. On assiste aussi à la cuisson du pain au feu de bois. Place ensuite à la dégustation des meilleurs tajines ever, suivis de pain berbère à tremper dans de l’huile d’argan, du amlou et du miel en dessert avec évidemment, un thé à la menthe. Une expérience 4h riche en échanges, en partage, en convivialité. Une activité vivement recommandée !

_ Hafida & Family, cours à 35e

  • Journée piscine au Jardin des Douars Essaouira

A une vingtaine de minutes d’Essaouira, se trouve un paradis. Un hôtel sublime dans un écrin de palmiers proposant deux piscines (famille & sans enfants), un restaurant et un SPA. Une amie m’en avait parlé et m’avait laissé rêveuse. Jusqu’à ce qu’une autre me dise qu’il était possible d’y passer seulement la journée avec le chill pass. Pour 20€, on a accès à la piscine à la journée sans être client de l’hôtel. On déjeune sur place (prix non compris) et on se prélasse toute la journée pour profiter des rayons chauds du soleil de février.

Visiter Essaouira en solo en tant que femme, mes impressions

Mes autres voyages solo c’était à Stockholm et Copenhague, les pays des bisounours. Cette fois, c’était l’hiver, j’avais envie de partir seule sous une météo clémente. J’ai hésité avec Tenerife mais ça aurait été un roadtrip et pas envie de conduire seule sur les petites routes. Le Maroc me faisait envie depuis un moment. J’étais déjà à saturation de la sollicitation permanente qu’implique le fait de vivre à Marseille. Je n’avais pas envie de découvrir Marrakesh mais plutôt découvrir la culture marocaine, dans le calme. D’où Essaouira. Océan + ville piétonne, banco.

Je suis arrivée de nuit, mon riad était dans une ruelle sombre. Mais c’est le lot des premières fois. Ca peut inquiéter au début, puis ça devient familier. J’ai d’abord découvert la ville de nuit, puis de jour sous le soleil, de jour sous le déluge, me suis demandé pourquoi je me suis éloignée quand j’ai débarqué à Sidi Kaouki solo de chez solo après la pluie. Tout ça, c’est le genre de pensées qui arrivent assez facilement. Le « mais pourquoi j’ai eu cette idée ?« . Et au final, c’est un grand kiff.

J’étais abordée par les commerçants, comme ils le font avec tout le monde. Sauf que j’ai pris le temps d’échanger, boire le thé dans un magasin de bijou, faire une partie de Uno avec mon hôte à Sidi Kaouki devant le feu de cheminée. Ce voyage aurait été peut-être moins riche en rencontres si je n’avais pas été seule. Je me suis aussi aventurée dans des petites ruelles pas accueillantes de prime abord, j’étais quasi seule dans la ville aux aurores pour aller voir le lever de soleil sur le port de pêche. Tout s’est hyper bien passé.

Un soir, je partage un repas avec une française. On se balade toutes les deux après manger. On s’est chacune fait la remarque que les commerçants étaient bien moins insistants quand on était seules.
Je ne sais pas pour d’autres villes et zones rurales du Maroc mais Essaouira seule en tant que femme, c’est un grand oui !

Le budget pour 5 jours à Essaouira en solo

En solo, j’aime bien faire des Tricount avec moi-même. Ca me permet de savoir combien m’a coûté le séjour. Peut-être que si j’avais pas ce blog, je ne le ferai pas, mais comme ça, vous en profitez et ça me sert de mémo 🙂

J’ai pris mes billets le 30.01.25 pour décoller le 17.02.25. C’est ma stratégie du voyage en solo. Tu paies peut-être un peu plus cher mais au moins, t’es sûre de ton envie de partir et t’as pas trop de temps à attendre avant le départ.
Coût du Marseille – Essaouira avec Ryanair : 167€

Les logements étaient entre 50 et 65€ la nuit avec petit dej’ de folie. A prendre en compte : j’y étais pendant les vacances scolaires. C’est sûrement moins cher si vous vous y prenez à l’avance et hors vacances en hiver.

Pour manger, mes repas étaient aux alentours de 10€, voire même des soirs à 2€ avec une soupe et un mesmen. De toute façon, les portions étant bien copieuses, je pense que même à plusieurs si on va dans des adresses locales, on mange jamais pour plus de 15/20€ le repas complet avec tentation d’entrées et de desserts.

Ce qui m’a coûté le plus cher, c’est le cours chez Hafida et les taxis pour aller à Siki Kaouki ou au Jardin des Douars. Mais là encore, ça reste super raisonnable vu le temps de trajet : une vingtaine d’euros pour 30mn de route.

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